Au moment de payer à l’étranger, voir directement un montant en euros peut sembler plus simple. Pourtant, cette option peut ajouter une marge de conversion au paiement.
Le bon réflexe tient en un choix très simple sur le terminal ou au distributeur. Voici comment reconnaître la conversion proposée et éviter de la payer inutilement.
À l’étranger, accepter l’euro sur le terminal n’est pas forcément le choix le plus économique.
Pourquoi le paiement en euros peut coûter plus cher
La conversion dynamique de devise, ou DCC pour Dynamic Currency Conversion, intervient lorsqu’un commerçant étranger propose de convertir directement le montant de l’achat en euros au moment du règlement. Au lieu de laisser votre banque effectuer la conversion ensuite, c’est donc le commerçant qui applique son propre calcul.
Le problème se situe dans la marge de conversion. D’après l’AFUB, elle se situe le plus souvent entre 3 et 8 %. Cette marge vient s’ajouter aux éventuels frais de change prévus par votre carte.
Un exemple permet de comprendre rapidement l’effet : pour 300 € de dépenses, une majoration de 5 % représente 15 € supplémentaires. Le montant peut donc sembler plus confortable à lire en euros tout en étant moins intéressant au final.
💡 Bon à savoir
La DCC ne concerne pas seulement les paiements en magasin. Une proposition similaire peut apparaître au distributeur lorsque celui-ci vous demande si vous souhaitez effectuer la conversion immédiatement.
Le choix à faire sur le terminal ou au distributeur
Le réflexe est simple : lorsqu’un terminal propose de payer en euros ou dans la monnaie locale, choisissez la monnaie locale. Le paiement se déroule normalement et cette décision ne change rien à l’achat lui-même.
Au distributeur, le principe est identique. Si l’écran propose une conversion, recherchez l’option « sans conversion » ou choisissez de refuser la conversion. Le distributeur peut présenter cette option comme une facilité, mais le choix reste entre vos mains.
Cette règle est particulièrement intéressante avec une carte qui ne facture pas de frais à l’étranger. Dans ce cas, refuser la DCC permet de laisser la conversion au réseau de la banque, dont le coût est alors presque nul.
💡 Les conseils d'EvasionsPasCher
Ne vous fiez pas au fait que le montant en euros paraît immédiatement plus facile à comprendre. Sur l’écran, cherchez d’abord la monnaie locale et vérifiez que vous n’avez pas accepté une conversion proposée automatiquement.
Le commerçant doit vous laisser choisir
La réglementation européenne encadre également cette pratique. Lorsqu’une conversion est proposée, le commerçant doit afficher les montants dans les deux devises et laisser le client choisir librement. Il ne doit pas orienter le consommateur vers l’une des deux options.
Ce point est utile lorsqu’un terminal affiche plusieurs boutons ou plusieurs choix. Si l’euro apparaît comme l’option la plus évidente, cela ne signifie pas qu’il s’agit du choix le plus avantageux. Le voyageur peut demander à régler dans la monnaie locale.
Le même raisonnement s’applique au distributeur : lorsque la conversion est proposée, il faut chercher la possibilité de la refuser. Une fois ce réflexe acquis, le choix devient beaucoup plus simple.
Pour un séjour avec plusieurs paiements, la différence peut finir par compter. La DCC applique en effet sa propre marge, qui peut s’ajouter aux frais de change éventuels de la carte.
✅ Mon avis
À l’étranger, je choisirais systématiquement la monnaie locale. C’est le réflexe le plus simple pour éviter de laisser le commerçant effectuer la conversion à votre place, surtout lorsque votre carte permet déjà de payer à l’étranger sans frais.
